Vous avez dit vulgaire?

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Dans les semaines qui arrivent, le battle de la pop américaine va s’articuler autour de ces deux jeunes femmes: d’un côté Miley Cyrus, ex fille Disney. Et de l’autre Rihanna, installée dans les charts depuis un moment.

Autant vous prévenir tout de suite: Britney Spears et Christina Aguilera qui se tiraient la bourre il y a dix ans, sont vraiment des petites joueuses à côté!

Battle donc. Mais battle de quoi? Battle de vulgarité pardi! Et pour les départager, nous allons travailler sur deux supports: le clip Wrecking ball de Miley Cyrus et le clip Pour it up de Rihanna. 

D’un côté petite Miley qui semble assez énervée pour casser des murs à grands coups de masse. Le tout en culotte petit bateau.

Dix secondes d’inattention et on retrouve la chanteuse à poil sur un gros boulet de démolition. Toute nue sur un boulet, elle doit avoir froid au cul, mais Terry Richardson (le réalisateur du clip) ne recule devant rien pour dénuder les filles. Quelques secondes après, on voit Miley entrain de lécher sa masse; à grands coups de langue. On ne comprends pas trop le message mais Miley à l’air d’y prendre beaucoup de plaisir. A part ça, le clip est beau. A moins que ce ne soit le corps de Miley Cyrus sur ce gros boulet. Je ne le trouve pas aussi vulgaire qu’on a pu le dire. Certes, je vois mal les parents justifier à leur fille de 12 ans que lécher un marteau c’est classe. Ce qu’il faudrait expliquer aux pré-pubères, c’est qu’à force d’avoir vu trop de souris chez Disney, Miley Cyrus a décidé de laisser sortir sa chatte. 13/20 sur l’échelle de la vulgarité. Peux mieux faire.

D’un autre côté nous avons Rihanna qui a quelques années de pratique derrière elle. Autant vous dire qu’elle est la favorite du battle. Dans son clip, on voit Rihanna assise sur un trône en or; elle est habillée comme une pute et joue le rôle du mac (ou un truc comme ça). En tout cas, c’est la reine des streap-teaseuses et c’est elle qui empoche le pognon. Première conclusion Miley à poil est bien moins vulgaire que Rihanna habillée (si on peut encore appeler ça « habillée »).


Ambiance un peu crado chez Rihanna: pas de la lumière, de la moiteur, de l’eau dégueulasse. Conclusion: Miley cyrus dans son chantier remplit de poussière parait très propre.
Et alors la spécialité de Rihanna dans ce clip, c’est quand même ce fameux twerk dans l’eau. C’est bien simple, on ne voit que des culs. Bien plus même que dans un clip de 50cents. Gros niveau. Du coup Miley (et son léchage de marteau) apparaît vraiment comme une sainte ni touche. Pour it up, 18/20 sur l’échelle de la vulgarité.

Miley va vraiment falloir bosser car Rihanna a mis la barre très très haut. Pauvres parents!

 

 

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Kings of Leon – Mechanical bull – 2013

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Après pas mal de déboires et une coupure musicale bienfaitrice, le clan Followill s’est retrouvé pour sortir ce sixième album. Les rois ne sont (toujours) pas morts.

On avait quitté les Kings of Leon sur l’insipide Come around Sundown, un mélange de pop-rock à la soupe FM. Et puis le chanteur, Caleb Followill, avait décidé en plein concert d’arrêter le carnage. On pensait alors le groupe totalement fini. Mais les gars de Nashville se sont remis en selle, avec ce Mechanical Bull !

Il y a quelques semaines, le groupe avait balancé son single sur le web. Intitulé Supersoaker, la chanson était plutôt bonne et nous avait inspiré de belles promesses. Le single est un petit condensé de rock rugueux qui accompagne la voix éraillée de Caleb. Ce morceau ne frise pas le génie; mais il a le mérite de redonner vie à la musique de Kings of Leon.

Le reste de l’album est bon. A l’image de la deuxième piste Rock City qui fait vite penser à Ragoo dans l’esprit, avec ces jolis riffs de guitare. La suite de ce sixième opus est un mélange de rock garage (Don’t matter, Wait for me), de blues (Family tree, On the Chin) et de pop-rock bien pensée (Temple, Comeback story).

 

Le point noir de cet album, c’est quand même ce morceau Coming back again. L’impression que les garçons sont retombés le temps d’une chanson, dans les travers de la soupe FM. Heureusement pour eux, ça ne dure que 3’28. Comme quoi, on n’est pas à l’abris d’un faux pas.

Finalement, ce sixième album est salutaire pour le groupe américain puisqu’il montre qu’il fallait encore compter sur eux. Surtout que pendant ce temps là, leurs grands rivaux The Strokes, s’égarent peut à peu dans les méandres de la pop. A l’image de the battle of britpop entre Oasis et Blur, « The battle of USrock » entre les Kings of Leon et The Strokes continue.

 

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Arctic Monkeys – AM – 2013

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Les Arctic Monkeys ont franchi l’Atlantique et ce sont un peu éloignés de la brit-pop de leurs débuts. Bonne ou mauvaise idée? 

Alex Turner, le chanteur emblématique du groupe, et ses compères nous reviennent avec un tout nouvel album, sobrement intitulé AM. Un disque attendu depuis pas mal de temps, surtout après la déception du précédent opus, Suck it and see.

La toute première chanson n’est autre que le single de l’album: Do I wanna know?. Un titre avec de grosses basses, des guitares électriques et surtout…des chœurs qui sonnent plutôt bien. Un dernier aspect qui peut à lui tout seul caractériser ce nouvel album puisque les chœurs y sont omniprésents. A tel point que ça en devient presque énervant. Télérama, dans sa critique se plait à dire que:  [Alex Turner] « connaît trop bien le piège facile de la répétition d’une formule, aussi efficace soit-elle. A titre personnel, je trouve qu’au contraire, le chanteur du groupe est bien tombé dans le piège avec ces chœurs. Mais au-delà de cette critique, l’album est plutôt réussit.

Le deuxième titre Why’d you only call me when you’re high, est plutôt chouette avec ses petits sons heavy et les 2’41 de chanson passent trop vite. Le cinquième titre, Arabella est une très jolie réussite avec ses rythmes lourds qui te donnent envie de te balancer très fort.

Et comme à son habitude Alex Turner n’oublient pas de nous balancer quelques jolies balades, comme le tout dernier titre de l’album Mad Sounds. Après un album assez fournit niveau guitares et basses, on a vraiment l’impression que c’est la chanson qui clôture le bal de fin d’année. Calmement.

Du coup, AM nous semble plutôt réussit même s’il ne réjouira sans doute pas les premiers fans du groupe. On regrettera également l’omniprésence des chœurs qui donne l’impression que tous les titres se ressemblent finalement un peu.

 

 

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Babyshambles – Sequel to the prequel – 2013

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Après un début de carrière solo plutôt convainquant, Pete Doherty a décidé de revenir avec les Babyshambles avec à la clé, un troisième album studio. 

Six ans après l’excellent Shotter’s nation, Pete Doherty semble aussi frais qu’un gardon. Ce qui n’était pas évident aux premiers abords, vu qu’il passait la majeure partie de son temps en désintox. On pensait que son talent allait être aussi éphémère qu’un rail de coke. Mais non.

Le troisième album des anglais s’ouvre avec la chanson « Fireman ». Des sons un peu punk, un peu rock, qui colleraient parfaitement à l’esprit des Libertines (l’autre groupe de Pete Doherty). En tout cas, c’est un chouette titre d’ouverture et on se dit que l’album va envoyer. Mais non.

Nothing comes to nothing est le deuxième titre. C’est le single de l’album et ça se sent: petite balade pop sympathique, un peu insipide mais qui se laisse écouter. Rien de grandiose mais ça fonctionne. Le propre du single.Quoiqu’il en soit, il faut bien avouer que Sequel to the Prequel sert parfaitement bien la voix de Pete Doherty (ou est-ce l’inverse?). New Pair, Seven Shades ou encore Maybelline en sont la parfaite illustration.

Et puis il y a ce titre Sequel to the Prequel; des sonorités jazz, blues… ça gigote gentiment, ça sort de nulle part et c’est excellent. Son seul défaut c’est sa durée. On aimerait que ça dure plus longtemps!

Enfin, on est totalement rassurés quand on tombe sur le titre sobrement intitulé Pinguins. Un temps soit peu, on pensait que Pete Doherty était clean. Mais cette chanson semble avoir été écrite lors d’un soir « neigeux » dans l’appartement parisien du chanteur. Qu’on me lance la pierre si j’ai tort! « We go to the zoo, we can see monkeys, we can see snakes, all penguins are great ».

Conclusion, Pete Doherty est costaud. Quant à son talent il est étrangement intact. L’Angleterre doit être soulagée. Et nous aussi!

 

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Basia Bulat – Tall Tall Shadow – 2013

En septembre c’est la rentrée scolaire mais c’est aussi la rentrée musicale pour Basia Bulat. La jeune canadienne revient avec un troisième album intitulé Tall Tall Shadow. Et pour nous faire patienter, elle nous a balancé un petit son:

 

Pour cette nouvelle aventure, la jeune femme s’est bien entourée puisque Mark Lawson et Tim Kingsbury (de Arcade Fire) ont coproduit ce troisième album: « Mark entend des choses dans mes chansons qui me surprennent à chaque fois, tandis que Tim est comme un porte-bonheur pour moi: il sait jouer d’à peu près n’importe quel instrument et mes meilleures prises de voix sont toujours celles que je chante lorsqu’il est présent avec moi dans la pièce« , confie la chanteuse.

Avec Tall Tall Shadow on s’éloigne de l’univers folk-acoustique du tout premier album de Basia Bulat, Oh, My darling. Plus pop, plus vocal, voire plus electro, la chanteuse a décidé d’explorer d’autres sonorités: «j’avais envie de toucher autant à l’électrique qu’à l’électronique, envie d’explorer les limites des sonorités folk auxquelles les gens m’associent.»

Rendez-vous le 30 septembre, pour voir ce que la jolie canadienne nous a concocté; et on espère fort que ce virage musical sera bien négocié!

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rattrapage musical – part. 1

Session de rattrapage! Depuis quelques semaines pas mal de nouveaux albums sont sortis, sans qu’on en ait parlé sur le blog. Folk, pop, rock et rap…let’s go. 

  • Alela Diane – About Farewell: L’américaine nous revient avec un troisième album fidèle à son univers néo-folk. Guitare et voix, les chansons de About Farewell sont empreintes d’une vraie nostalgie: Lost Land, Before the leaving illustrent parfaitement cette impression. Elle fera une très courte tournée en France (Paris, Saint Etienne…), alors profitez en car la dame ne risque pas de revenir de si tôt pour cause de bébé!
  • Woodkid – The Golden Age: Les médias en ont énormément parlé lors de la sortie de son album en mars dernier. A la première écoute j’ai trouvé ça moyen. A la deuxième écoute j’ai trouvé ça très bien et à la troisième écoute j’ai trouvé ça à nouveau moyen. Il est vrai que Woodkid a fait fort au niveau des compositions. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi un tel engouement. C’est sympa certes, mais l’album s’avère être assez vite lassant.
  • Kesh – Parlons peu, parlons bien: On ne parle jamais de rap sur ce blog; Donc pour cette première fois, autant en parler bien. Pour moi, un bon rappeur, c’est celui qu’on comprend direct; c’est aussi celui qui te parle d’autre chose que de sa propre personne. Dans ce premier album, je n’aime pas tout certes, mais j’aime l’ensemble. C’est cohérent et intelligent. Grosse préférence pour les chansons Parlons peu, parlons bien et pour A l’aube du crépuscule. La net tape est téléchargeable gratuitement ici.
  • Queens of the stone age – Like Clockwork: Jamais déçue par leurs albums. Le groupe est donc une valeur sure du rock. Ce nouvel opus est à la fois brutal et élégant. Des riffs de guitare de plus en plus présents au fil de l’album et une voix de plus en plus posée. Ça donne envie d’écouter ça très fort en roulant très vite.
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Vampire Weekend – Modern Vampires of the City – Mai 2013

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Les vampires sont un peu le truc à la mode de ces cinq dernières années: Twilight, Vampire Diaries et j’en passe. Les seuls vampires que j’ai pu apprécier étaient ceux de Buffy, the Vampire Slayer, quand j’avais 14 ans. Depuis tout me semblait bien nul. Sauf Vampire weekend! Les New-yorkais reviennent avec un troisième album, enivrant. 

Ce troisième opus, Moderne Vampires of the city, est un joyeux bordel. Le groupe a semble t-il voulu toucher à tout: pop, rock, psyché. Une liberté synonyme de bouffée d’air frais après l’ennuyant Contra, leur précédent album. Mais ce qui porte vraiment cet album est sans aucun doute la voix d’Ezra Koening, magnifique et envoûtante sur certains titres.

Pourtant, à l’écoute de la toute première chanson, Obvious Bycicle, j’ai bien cru à une grande déception: lente, répétitive, très vite lassante. La première très très bonne surprise de cet opus, est Step. Un morceau dans la plus pure tradition pop des années 60, à la fois fragile et dansant. Quand au titre suivant, c’est le grand écart musical. Diana Young nous emmène dans une sorte de rock psyché, brouillon, un peu gee! Autre gros coup de coeur, le titre Ya Hey. Rien ne sert de vraiment écouter les paroles, juste de se laisser porter par la voix et la mélodie: Enivrant, un peu magique.

 

Au final, Vampire weekend nous propose un album très bien déconstruit. Une pop balaise, incisive et élégante. Et ça rebooste l’image du vampire vraiment chiant made in Twilight.

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